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Art Martial Sino-vietnamien -
QU'EST-CE QUE LE QUAN KHI DAO ?
Le
jeune PHAM XUAN TONG a neuf ans,
lorsqu'un jour,
près
de la ville de GIA-DINH (Sud-Viêtnam), il
fait la connaissance d'un chinois. Il s'appelle
CHAU QUAN KI et c'est un Maître de Kung-Fu
de l'école WO MEI.
C'est ce maître qui va enseigner au jeune
garçon pendant près de 11 ans l'Art Martial
et la médecine traditionnelle.
Le WO MEI ou NGA MI PHAI en vietnamien,
est basé sur l'union de deux principes,
la force physique et l'extériorisation de
l'énergie vitale. Parallèlement à cet enseignement,
PHAM XUAN TONG reçoit de son oncle PHAM
TRU la connaissance de l'Art Martial Vietnamien,
le "VO".
En 1968, Maître TONG arrive en France, pour
y poursuivre ses études médicales. La compétence,
la persévérance et les qualités pédagogiques
dont il fait preuve le hissent rapidement
au niveau des plus grands experts asiatiques
en Occident.
En mai 1981, Maître PHAM
XUAN TONG décide de créer sa propre méthode
qu'il nomme QUAN KHI DAO, en hommage à Maître
CHAU QWAN KI, qui l'a, par testament, désigné
comme successeur.
Ce terme représente une
seconde signification :
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QUAN
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KHI
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DAO
|
|
L'ensemble
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l'énergie
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la voie
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Le QUAN KHI DAO représente la voie des
énergies corporelles.
LES TECHNIQUES DU QUAN KHI DAO
Le
QUAN KHI DAO, de part ses origines, propose
une gamme de techniques très étendue.
Le principe du QUAN KHI DAO étant la voie
de l'énergie vitale, le programme comprend
les techniques de mains, de pieds, de blocages,
d'esquives, de projections, de balayages,
de ciseaux, de clefs, de casses, mais aussi
la culture de l'énergie interne par les techniques
de respiration.
LES ARMES AU QUAN KHI DAO
L'éventail ne serait pas complet si nous
ne parlions du Co Vo Dao (les armes
traditionnelles) : bong (bâton long), long
gian (nunchaku), moc can (tonfa), yen dao
(couteaux), kiem (sabre), song cot (batons
courts), éventail, etc... Autant d'armes,
qui peuvent être pour le pratiquant un moyen
supplémentaire de recherche de la maîtrise
et de la concentration, indispensable à la
pratique des armes.
Longtemps colonisés par les chinois, les viêtnamiens
n'avaient pas le droit de posséder d'armes.
C'est pourquoi ils développèrent des techniques
de défense à partir de leurs outils de travail
journalier : le bong (baton long) est un exemple
parfait. Utilisé par tous comme baton de marche
(accessoirement comme baton de nourriture
en décrochant les fruits des arbres), il se
transforme en une arme redoutable... Je cite
aussi l'éventail, que les femmes utilisent
aussi pour se défendre :o)
LE QUAN KHI DAO ET LES ENFANTS
Les
enfants représentent une part importante des
effectifs. L'enseignement est adapté à leur
âge et à leur morphologie. Il s'agit surtout
d'une initiation, d'une préparation à la véritable
pratique de l'Art Martial : culture physique,
jeux éducatifs, assouplissements, techniques
de bases, enchaînements codifiés, le tout
sans violence avec le même cérémonial et la
même discipline que chez les adultes...
LE QUAN KHI DAO AU FEMININ
Depuis quelques années, on note un engouement
certain chez les femmes pour les Arts Martiaux.
Le QUAN KHI DAO ne fait pas exception à la
règle. Le style de souplesse et de beauté
adopté lors des entraînements, vise avant
tout l'harmonie du corps.
LA COMPETITION AU QUAN KHI DAO
La
compétition est considérée au QUAN KHI DAO
comme un excellent moyen de tester les réflexes
et l'efficacité du pratiquant face à un adversaire.
Afin d'éviter tout esprit de champion, les
pratiquants combattent par équipes de trois
et un règlement stricte permet aux pratiquants
de se rencontrer avec un maximum de sécurité,
dans un esprit constant de dépassement de
soi et de respect mutuel.
Pratiquer le QUAN KHI DAO, c'est aussi lutter
contre soi, contre ses faiblesses, c'est acquérir
la maîtrise se son être, pour se tourner vers
le monde et non le refuser.
"Le chemin est long, les racines sont
amères,
mais le fruit est doux."
- Maître PHAM XUAN TONG -